21/07/2006

Le chien errant

Je suis un pauvre chien couleur muraille

Qui se faufile dans la cohue et la grisaille

Les gens me disent 'Va-t-en, sale chien !'

Et me considèrent comme moins que rien

D'autres pensent que je suis heureux d'être en liberté

Alors que je suis seulement triste et affamé

D'autres encore me chassent à grands coups de pied

Et moi, il ne me reste plus qu'à détaler

 

Je ne suis pas né pour errer sur les chaussées

Quand j'étais jeune, j'avais une litière ouatée

Ne croyez pas non plus que je me suis égaré

Ou que mon maître se soit tout à coup ruiné

Un jour,  je suis simplement devenu  un poids

Alors, on s'est rapidement débarrassé de moi

Même l'asile, c'était encore trop leur demander

Un chien, disent-ils, est assez grand pour se débrouiller

 

Depuis lors, je mène une lutte quotidienne pour survivre

Vous n'imaginez pas quels combats je livre

Quand j'ai de la chance, je me nourris ici et là

D'un fond de poubelle, des restes d'un repas

La vie d'un chien errant est souvent dure

On me chasse quand je fouille les ordures

Et quand j'ai de la chance de trouver un morceau de choix

Je dois souvent le partager avec de plus affamés que moi

 

Car je ne suis pas seul à errer dans la cité

Bien d'autres chiens n'ont plus de foyer où aller

Combien sommes-nous à endurer ce calvaire

Et à avoir été chassés par notre propriétaire ?

Je ne suis pas né pour errer sur les chaussées

Mais j'ai appris à ne jamais désespérer

Et j'espère bien ne pas finir ainsi mes jours

Demain, sûrement, je trouverai un ami pour toujours

 

 

Texte trouvé dans une revue parlant de nature et d'animaux, malheureusement, j'ai oublié de noter les références à l'époque.

Commentaires

Triste histoire Encore un poème bien triste. J'espère que cela va attendrir le coeur des maîtres ingrat qui abandonne leur animaux. Je ne sais pas ce que je ferais si je perdais O'Malley et Fifi. Je suis seule et ils sont une merveilleuse compagnie. Fifi, un ancien chat errant, doit sûrement avoir dans ses gènes du siamois, elle est bavarde comme pas deux et elle te répond en plus. Comment abandonné de tel animaux qui savent nous rendre si heureux.
Et toi, Jean-Paul, qui passe à pas feutré comme les chats, tu es d'accord pour dire qu'ils savent nous rendre heureux. J'aime ton humour. Merci de ne pas reveillé ces boule de poil. Ce soir O'Malley a eu la peur de sa vie, c'était les feux d'artifice chez nous.
Je viendrais te revoir demain, promis, je vais aller faire dodo, à pas feutré pour ne pas te réveillé.
Bonne nuit mon ami Jean-Paul. A demain.

Écrit par : Tonia | 22/07/2006

Je repasse à ... ... pas feutré pour te souhaiter aussi un excellent w-end. Ce dimanche, je ne serais pas là de la journée mais je reviendrais vite.

Bonne nuit et rêve de beau rêve.

Écrit par : Tonia | 22/07/2006

je reviens !... Te faire un petit coucou pour te dire bon week’end mon doux jean paul.
pourquoi ne postes tu pas la" lettre à mon maître" que je t'ai mise dans un com çà serait bien pour les méchants qui abandonnent leurs si gentils compagnons.
Gros bisous
COCO !
http://cedricangel.skynetblogs.be

Écrit par : COCO ! | 22/07/2006

je vous en fais cadeau Larmes de chiens

Un chien vous parle avec son coeur.

Comment est-ce possible ?

Quand j'étais un chiot,
je vous ai amusés avec mes cabrioles et vous ai fait rire.
Vous m'avez appelé votre enfant,
et en dépit de plusieurs chaussures mâchées et quelques oreillers assassinés,
je suis devenu votre meilleur ami.
Toutes les fois que j'étais méchant tu agitais ton doigt vers moi
et me demandais " Comment peux-tu?"
mais après on s'amusait ensemble.
Mon éducation a pris un peu plus longtemps que prévu,
parce que vous étiez terriblement occupés,
mais nous y avons travaillé ensemble.
Je me souviens de ces nuits où je fouinais dans le lit
et écoutais tes confidences et rêves secrets,
et je croyais que la vie ne pourrait pas être plus parfaite.



Nous sommes allés pour de longues promenades
et courses dans le parc,
promenades de voiture, arrêts pour de la crème glacée
(j'ai seulement eu le cornet parce que
" la glace est mauvaise pour les chiens," comme tu disais),
et je faisais de longues siestes au soleil
en attendant que tu rentres à la maison.
Progressivement, tu as commencé à passer plus de temps au travail
et tu t'es concentré sur ta carrière,
et plus de temps à chercher un compagnon humain.
Je t'ai attendu patiemment,
t'ai consolé après chaque déchirement de cœur
et déceptions, ne t'ai jamais réprimandé au sujet de mauvaises décisions,
et me suis ébattu avec joie lors de tes retours au foyer,
et puis tu es tombé amoureux.

Elle, maintenant ta femme, n'est pas une « personne-chien »
mais je l'ai accueillie dans notre maison,
essayé de lui montrer de l'affection, et lui ai obéi.
J'étais heureux parce que tu étais heureux.
Ensuite les bébés humains sont arrivés
et j'ai partagé votre excitation.
J'étais fasciné par leur couleur rose, leur odeur,
et je voulais les pouponner aussi.

Seulement vous vous êtes inquiétés que je puisse les blesser,
et j'ai passé la plupart de mon temps banni
dans une autre pièce, ou dans une niche.
Oh, comme je voulais les aimer,
mais je suis devenu un "prisonnier de l'amour".
Quand ils ont commencé à grandir,
je suis devenu leur ami.
Ils se sont accrochés à ma fourrure et se sont levés
sur leurs jambes branlantes,
ont poussé leurs doigts dans mes yeux, fouillé mes oreilles,
et m'ont donné des baisers sur le nez.
J'aimais tout d'eux et leurs caresses
parce que les tiennes étaient maintenant si peu fréquentes
et je les aurais défendus avec ma vie si besoin était.
J'allais dans leurs lits
et écoutais leurs soucis et rêves secrets,
et ensemble nous attendions le son de ta voiture dans l'allée.

Il y eut un temps,
quand les autres te demandaient si tu avais un chien
et qu'ils te demandaient une photo de moi
tu en avais une à leur montrer dans ton portefeuille
et tu leur racontais des histoires à mon propos.
Ces dernières années tu répondais "juste oui "
et changeais de sujet.
Je suis passé du statut de " ton chien "
à " seulement un chien, "
et vous vous êtes offensés de chaque dépense pour moi.

Maintenant, vous avez une nouvelle occasion de carrière
dans une autre ville,
et vous allez déménager dans un appartement
qui n'autorise pas d'animaux familiers.
Tu as fait le bon choix pour ta " famille ",
mais il y eut un temps où j'étais ta seule la famille.
J'étais excité par la promenade en voiture
jusqu'à ce que nous arrivions au refuge pour animaux.
Cela sentait les chiens et chats,
la peur, le désespoir.
Tu as rempli la paperasserie et tu as dit
" je sais que vous trouverez une bonne maison pour lui ".
Ils ont haussé les épaules et vous ont jeté un regard attristé.
Ils comprennent la réalité qui fait face
à un chien entre deux âges,
même un avec " des papiers ".
Tu as dû forcer les doigts de ton fils
pour les détacher de mon col et il criait
" Non, Papa! S'il vous plaît
ne les laissez pas prendre mon chien!"
Et je me suis inquiété pour lui,
quelles leçons lui avez-vous apprises
à l'instant, au sujet de l'amitié et la loyauté,
au sujet de l'amour et de la responsabilité,
et au sujet du respect pour toute vie.
Tu m'as donné un « au revoir-caresse » sur la tête,
tu as évité mes yeux, et tu as refusé
de prendre mon collier avec vous.



Après votre départ,
les deux gentilles dames ont dit
que vous saviez probablement au sujet de votre départ
il y a de cela plusieurs mois
et rien fait pour me trouver une autre bonne maison.
Elles ont secoué leurs têtes et ont dit
" Comment est-ce possible?"

Ils sont aussi attentifs à nous ici dans le refuge
que leurs programmes chargés ne le leur permet.
Ils nous nourrissent, bien sûr,
mais j'ai perdu l'appétit il y a plusieurs jours.
Au début, chaque fois que quelqu'un passait près de ma cage,
je me dépêchais en espérant que c'était toi,
que tu avais changé d'avis, que c'était juste un mauvais rêve.
ou j'espérais tout au moins que ça soit quelqu'un
qui se soucie de moi et qui pourrait me sauver.
Quand je me suis rendu compte
que je ne pourrais pas rivaliser avec les autres chiots
qui folâtraient pour attirer l'attention,
je me suis retiré dans un coin de la cage et ai attendu.



J'ai entendu ses pas
quand elle s'approchait de moi en fin de journée,
et je piétinais le long de l'allée
jusqu'à une pièce séparée.
Une pièce heureusement tranquille.
Elle m'a placé sur la table et a frotté mes oreilles,
et m'a dit de ne pas m 'inquiéter.
Mon cœur battait d'anticipation à ce qui était à venir,
mais il y avait aussi un sentiment de soulagement.
Le « prisonnier de l'amour »
avait survécu à travers les jours.
Comme c'est dans ma nature, je me suis plus inquiété d'elle.
Le fardeau qu'elle porte pèse lourdement sur elle, et je le sais,
de la même manière que je connais votre humeur chaque jour.

Elle a placé une chaîne doucement
autour de ma patte de devant et une larme a roulé sur sa joue.
J'ai léché sa main de la même façon que je te consolais
il y a tant d'années.
Elle a glissé l'aiguille hypodermique
habilement dans ma veine.

Quand j'ai senti le dard et les liquides
se répandre à travers mon corps,
je me suis assoupi,
l'ai examinée de mes gentils yeux et ai murmuré
" Comment as-tu pu? "

Peut-être parce qu'elle comprenait mon langage,
elle a dit " je suis si désolée".
Elle m'a étreint,
et m'a expliqué précipitamment que c'était son travail
de s'assurer que j'aille à une meilleure place
où je ne serais pas ignoré ou abusé ou abandonné,
ou aurais à pourvoir moi-même à mes besoins,
une place remplie d'amour et de lumière
très différente de cet endroit.
Et avec mes dernières énergies,
j'ai essayé de me transporter jusqu'à elle
et lui expliquer avec un coup sourd de ma queue
que mon " Comment as-tu pu? "
n'était pas dirigé contre elle.
C'était à toi, mon maître bien-aimé, que je pensais.

Je penserai à toi et t'attendrai à jamais.
Puisse tout le monde dans ta vie
continuer à te montrer autant de loyauté.



Texte © copyright Jim Willis 2001, tous droits réservés

Note de l'auteur:

Si " Comment est-ce possible? "
a mis des larmes dans vos yeux
en le lisant comme cela me l'a fait
alors que je l'écrivais,
c'est parce que c'est l'histoire
de millions d'animaux familiers
qui meurent chaque année
dans des chenils américains et canadiens.
Tout le monde est bienvenu
à distribuer cet essai
dans un but non-commercial,
aussi longtemps qu'il est distribué
correctement avec l'avis du copyright.
S'il vous plaît utilisez-le
pour aider à l'éducation, sur vos sites Web,
dans des bulletins d'informations,
dans les refuges pour animaux
et tableaux d'affichage du bureau du vétérinaire.

Dites au public
que la décision d'ajouter un animal familier
à la famille est une importante décision
pour la vie,
que les animaux méritent notre amour et soins,
et que la recherche d'une autre maison appropriée
pour votre animal est votre responsabilité
et que toute vie est précieuse.

S'il vous plaît faites votre part
pour arrêter le meurtre d'animaux,
et encouragez les campagnes
pour prévenir que des animaux soient non désirés.

Jim Willis

Écrit par : HELOISE | 22/07/2006

cadeau J'entends des pas ...
je vais mourir !


Il me reste peut-être un ou deux jours à vivre.
Personne n'est venu ... Je sais, je vais mourrir.
Dans ma tête de chien, y a tant de souvenirs
Et j'étais si heureux au temps où j'étais libre...
Je vous aimais depuis presque une vie entière
Six ans, je m'en souviens, et c'était merveilleux
Vous m'avez "balancé" à travers la portière
Et je n'ai pas compris. C'était peut-être un jeu ...
Vous avez disparu au loin sur l'autoroute
Et je suis resté seul, me traînant au fossé
Le coeur désespéré et l'esprit en déroute,
Gémissant de douleur sous ma patte cassée ...
J'ai fini au refuge où j'attends chaque jour
Qu'on vienne me chercher pour tout recommencer...
Je ne vous en veux pas. J'ai pour vous tant d'amour
Qu'on sera bien chez nous comme par le passé...
Le nuit tout doucement a envahi ma cage ...
C'est vrai, je vous aimais et je vous aime encore
Je ne dormirai pas et j'attendrai l'aurore
En guettant tristement à travers le grillage
Et puis, quoi qu'il arrive, n'ayez pas de remords,
Au bout de mon amour, je vous offre ma mort
Vous pouvez à loisir vous dorer sur les plages
J'entends venir quelqu'un ...
Il vient d'ouvrir ma cage. ...



Écrit par : heloise | 22/07/2006

UN COUCOU du jour jean paul , un grand merci pour tes com . superbes poemes a nos amis , tristes emouvants mais tres beaux , oui si cela pouvait emouvoir aussi ceux qui les maltraite ce serait formidable . bisous tendresse . tres bonne journee . yepa

Écrit par : YEPA | 22/07/2006

Sarah ma vie a été accompagné de chiens et d'un chat et lorsque ce dernier est mort, j'avas tant de peine que j'ai dit plus jamais et ....j'ai tenu un mois et puis je suis allée à la spa et j'ai rencontré Sarah, elle avec 2 ans, venait d'avoir des petits, saignait encore et on l'avait jeté à la rue. Elle a du errer un moment car elle paniquait à la vue d'une voiture.
Je lai soignée, dorlotée et tout doucement remise de ses émotions et voilà 5 ans que notre bonheur dure. Elle est sage comme une image sans doute craint elle qu'on l'abandonne encore? mais non pas moi ni Christian. Nous n'avons pa pu la prendre en Espagne mais une amie est venue chez moi et je téléphonais tous les 2 jours et elle lèchait le téléphone; elle a été ravie de nous retrouver.
Voilà il y en qui abandonnent et d'autres qui recueillent heureusement.

Écrit par : laura | 22/07/2006

Je n'ai jamais acheté un chien J'ai toujours choisi un animal en détresse.

Passes une belle journée

Écrit par : Pascal | 22/07/2006

MAGNIFIQUE et triste poème qui m'a émue aux larmes !! C'est très beau et devrait être lu par tous ceux qui abandonnent leurs animaux pour passer 15 jours sur une plage !!!! Les 2 poèmes que je viens de lire dans tes commentaires son extrèmement émouvants aussi !!
Bisous et bon week-end mon Jean-Paul fais nous vite lire tes propres poèmes

Écrit par : Corinne | 22/07/2006

grrrr et c'est si vrai ....(voilà une histoire vraie ) voilà quelques temps une dame (grrrr .... la connaissant je m'en doutait ...)vient au club sort tout son "bavardage !!!!" ce fait indiquer une adresse revient quelques temps plus tard avec un chiot BA...et revient la semaine dernière disant qu'elle n'en veut plus trop de bruits, de dégâts, ..etc...etc.... et c'(est tellement vrai que j'édulcolore les détails suite un prochain samedi!!!! ou alors chien déjà "laissé" ...bon je la connaissais mais le bénéfice du doute!!! et peut -être un foyer pour un chien...mais .... comme d'hab...j'avais raison .....(je suis pas certaine d'être bien compréhensible (si....?????)ln

Écrit par : Buck,joe,charly | 22/07/2006

trop triste il est super ce poeme ... j'ai verser une larme en le lisant ... mais ça feras peut-etre refléchir les sois disant etre humain qui abandonne de pauvre animaux
je tiens a te remerçier pour ton commentaires sur mon blog ...

http://poemes-d-elo.skynetblogs.be/

Écrit par : ypnose | 22/07/2006

un coucou du ydimanche jean paul , j'espere que tu vas bien , je te fais plein de bisous . tres bonne journee a toi , tu es un homme avec un coeur enorme et j'aime ça .

Écrit par : YEPA | 23/07/2006

GRRRRRRR Triste histoire qui n'a fait pleurer d'émotions.
Je te souhaite un bon dimanche et une bonne fin de soirée.
A bientot Jean-paul.

Écrit par : Paty | 23/07/2006

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